Alexeï Alexeiewitch HARLAMOFF (1842-1915)
BIOGRAPHIE
 
 
 
 

En 1868, à la fin de sa formation à l’Académie des Beaux Arts de St Petersbourg, Alexis Harlamoff reçoit une médaille d’or pour sa peinture “Le retour du fils prodigue” et une bourse d’étude lui est alors attribuée. Grâce à celle-ci, il se rend à Paris où il restera la majeure partie de sa vie.

A cette époque de grande évolution dans l’art Russe et de l’avènement du Romantisme, apparait une nouvelle tendance: le Portrait. L’art intéresse alors de plus en plus la haute bourgeoisie et les artistes russes trouvent leur inspiration dans le monde qui les entoure. Ils se mettent à adopter un style très naturaliste.

Harlamoff perfectionne son style en s’entrainant à copier de grands maîtres, en particulier Rembrandt et ses leçons d’anatomie. Il travaille auprès du célèbre peintre de portraits Léon Bonnat, professeur à l’École des Beaux-Arts. Sa carrière évolue rapidement et il devient un portraitiste reconnu, comptant des clients célèbres comme le Tsar Alexandre II, le Prince Demidoff – San Demato ou l’écrivain Ivan Tourguéniev.

A partir de 1875, l’artiste expose régulièrement au Salon de Paris et dans les années 1980 se concentre sur les portraits d’enfants et de jeunes paysannes,

       

prenant souvent sa fille comme modèle. Ces oeuvres furent reconnues par les collectionneurs américains et européens, admirées notamment aussi par la monarchie britannique en la personne de la reine Victoria, au Salon International de Glasgow en 1888.

Ces images romantiques reflètent l’innocence et la beauté des modèles, leur donnant une douceur mélancolique et parfois contemplative, gommant l’aspect joueur de l’enfance. Ce Portrait de jeune fille montre une jolie figure perdue dans ses pensées, à la maturité supérieure à son âge. Elle ne nous regarde pas mais regarde hors du cadre, ce qui créé une nostalgie certaine. La deuxième oeuvre, la jeune fille au ruban rouge, est différente dans son approche : le regard direct de la fillette est adouci par l’expression innocente, complétée par les boucles retenues avec un ruban de soie et la rondeur angélique des joues roses.

Le fond nu de ces deux tableaux, typique du style de l’artiste, donne une simplicité qui intensifie le réalisme du portrait et cette nudité augmente l’intimité créée avec le modèle.